( 24 janvier, 2009 )

Ar men du

Une pierre jetée sur la toile du net,  avec le « gros roc » de la cont’rie « Ol é in beû qui z’ou a dit », après quelques ricochets,  a été capturée par la souris de  Soisick de Vannes, en Morbihan.  Elle retourne aux blogueurs d’entre 16 & 17 la traduction de quelques vers évoquant les rochers et les lacs bretons, dont ceux qui suivent, d’un maître de la culture armoricaine, l’auteur du « cheval d’orgueil »: Ar men du, de  Per Jackez hélias.

L’extrait que vous écoutez  en version breizh de  » Men du » de Per Jackez Helias  est  chanté par  Gilles Servat , avec les cornemuses, bombardes et percussions du bagad Lokoal-Mandon.  Merci du fond du coeur au créateur de la blanche hermine pour sa bienveillante autorisation [  Blog de Gilles Servat] & [Bagad Lokoal-Mandon ] trugarez Ronan !

breizh.gif    Je vous aimerais depuis hier,     breizh.gif
depuis le premier jour du monde.
Demain , je vous ai tant aimé
Que j’en perds le souffle   -  aujourd’hui

Là tenu , je vous aime ailleurs ,
dans des lieux inconnus de nous,
dans l’univers encore à faire
et les partout de nulle part .

Sans nom de vous , je vous aimai
Votre nuit brilla dans mon jour
comme une immense pierre noire  (men du )

Et c’est alors que je suis ……..  né . 

breizh.gifbreizh.gifbreizh.gifbreizh.gifbreizh.gif

Et pour que tous les elfes bretons soient flattés, une bien poétique évocation d’un lac mystérieux :

Au bord du lac de Kalonkadour, j’ai vu la harpe aux cordes rouillées, le marronnier cacher la vipère, la pluie brûlante en larmes tomber.
J’ai vu la vague souiller la terre. J’ai vu deux filles aux seins desséchés et leurs enfants nus que le froid lacère – Au bord du lac de Kalonkadour.
Au bord du lac de Kalonkadour j’ai vu la mouette en corbeau changée, l’air du matin plus lourd que l’ébène,  le rossignol en aigle enchanté. J’ai vu la boue jaillir des fontaines, fleuve de sang des forêts gicler, entendu le chant de cent mille sirènes des fonds du lac de Kalonkadour.

Au fond du lac de Kalonkadour, j’ai vu le miel couler du glacier, la goutte d’eau gelée par l’aurore faire éclater plus de mille rochers, le coudrier se faire lance d’or. J’ai vu des rois de chiens enfantés et j’ai vu des chênes plier alors, au fond du lac de Kalonkadour.

Au fond du lac de Kalonkadour, j’ai vu l’oiseau en flûte enchanté, j’ai vu tomber du buisson l’épine, l’épée d’ajonc pourfendre l’acier. J’ai vu Janus que le cerf domine – J’ai vu le rat en goéland charmé et en vierge alors enchantée l’hermine, au fond du lac de Kalonkadour.

J’ai vu fleurir la harpe d’amour, au fond du lac de Kalonkadour.

Ce texte est mis en musique et chanté par Tri Yann . [Site de tri Yann]

Quenavo  à vous, en Saintonge  ! Et si vous avez un petit gif animé du drapeau de la saintonge, songez à moi, je les collectionne !  S . Le Braz .

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