( 17 juillet, 2009 )

Le bitouniâ de Boun’ap’tit

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Gaston Navarre , ici photographié à 82 ans alors qu’il enregistre quelques uns de ses monologues , dans sa maison de Saint Sulpice , est un charentais au parcours surprenant . Né en 1887 dans cette même maison qui fut aussi la maison natale de son père , celui qui signera Boun’ap’tit au bas de ses monologues étonne par la richesse de son parcours professionnel . Les textes de gauloiseries patoisantes qu’il laissera lui permettront d’écrire avec beaucoup de malice, à l’avant dernière ligne de la liste de ses   métiers  , celui d’auteur patoisant !

La première ligne , elle , fait honneur à la terre , cette terre a qu’il gardera toujours en son cœur : Vigneron ( 2eme prix au concours agricole de Cognac ) Les compagnons du tour de France le trouveront parmi les menuisiers ébénistes sur les chemins du devoir . Le travailleur manuel au simple certificat d’étude deviendra ensuite clerc de notaire puis professeur de sténo dactylo et il crée le cours Navarre. Cet autodidacte en matière de sténo – méta graphie, dactylo et comptabilité professe à l’école Pigier – Paris . Il sera tour à tour secrétaire de direction, sténo dactylo aux bureaux centraux ?CRP , rédacteur au ministère de la marine, Sténo dactylo, technicien brevets d’inventions . Lui même inventeur il liste des brevets Allemand , Anglais et Suisse sur son CV . Gaston Navarre serait à l’origine de l’avertisseur de fin de ligne de nos bonnes vieilles machines à écrire . Après une expérience de comptable chez Renault à Billancourt le retour vers la Saintonge semble se profiler et notre Boun’ap’tit se consacre enfin aux nourritures qui lui  sont si chères : Les charcuteries et les fromages dont il se fait marchand ambulant et aussi négociant en Cognac Roncevaux. Il terminera cette impressionnante vie professionnelle en ajoutant sur le bas de sa liste , au crepuscule de sa vie , une dernière ligne , comme un clin d’œil avant de tourner la page en 1972 :

Vedette du disque à 82 ans .

Son petit fils évoque un souvenir que Boun’apt’it à laissé à ses descendants . Une silhouette mobile, un jouet taillé et décoré de sa main , qui descend inlassablement un plan incliné. Chaque génération de Boun’ap’tit a replacé un jour le pantin au sommet , pour une descente vers ….. ce qu’il ne savaient plus être la Saintonge de l’aïeul ! Le nom du pantin n’a pas été oublié et il retrouve aujourd’hui l’éclat d’une lumière nouvelle : Celle des Charentes . Ce pantin , ce jouet , Boun apt’it l’avait baptisé pour les siens à venir : Un BITOUNIÂ. De quoi faire renaître des racines ….. et la saintonge découvre un Navarre …..(jh’vous foutri mon billet qui l’é d’boune mâche l’y otout !).

La poule à Beurchoton en mp3. Le fichier est a disposition gratuite sur demande par mail .

Merci à Carmen et à Jean Marie et bon retour au pays de l’aïeul , jh’y sons beun ése !

Publié dans K . Gouille par
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