( 5 septembre, 2009 )

Lait de poule

Afistolée por le quart d’heure chérentais qu’ol a t’oyut marcredi , thielle histouére  conte  in  » dé-piaisis d’la goule » peurtant , in biâ lait d’poule  , feit coume o s’douet , se touve d’eite  de thiés les piaisis vour in biton peurait jhaboter :  O sembye la sainte viarge qui t’pisse en l’gargenâ !!!

 Les rafiéctions de la boune mémé  sus les roués Saint Louis et Enriquate sembiant feire peurtie dau  » légendaire  » de thiés les Monsieus . A creire que la boune Mémé a meuné les pirons aveuc z’eux .

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Savau peurquoué étout que jhe vivoch’rais bin mé longtemps qu’vous ôtes teurtous ? Et savau peurquoué que jh’vivoch’rais sans jhameis malader ? A moinsse qu’o seyisse in accident qu’o paurit me mésariver , jhe f’rai in cent’naire , voyez vous !

Ol é a cause de ma boune mémé ! Ine dont bin boune fame si ol en a t’oyut !!

Tous les jhors d’hivar , thielle boune mémé me fasit prenre in chéti beurvaghe que les mondes dau pays ariant bin pu m’écimer les ins amprés les outes, y ne m’ariant jhameis opousé de dev’ni thieu si bel houme que jhe seus t’anneu !
In beurvaghe ? Ine dégoutation putout ! Ine affeire a m’enziré peur l’rastant d’mes jhors !
Amprés m’avouére bighé , ma veuille mémé disait : « grouille pas drôle, jhe t’preupare ton beurvaghe . »

All’ douvrait la tirette de la tabye et en rencassant all’ teurchait l’ rastant dau cala d’muscade et otou son coutiâ d’thieusine . Amprés all’ tirait deux grousses louchées d’lait dau siâ . Dau lait , encouére tout châ des teutines des beurqueugnes, veursé de rang dans n’ine casterole , sus la p’tite rouelle de la thieusiniere . Ol é là qu’aveuc le bout apointuché bin prime de son coutiâ , all’ gossait thieu cala d’muscade peur n’en feire de la poude qui cheyissait sus l’lait . Thielle muscade , o n’en rastait d’in bout ‘à l’oute de l’année , amprés la thieuzine de ghoret (sauf l’respect que jhe vous douet , bin sur !)
Ol é a thieu moument que ma boune mémé poquait in eû su la casterole et laissait chère l’jhaune et otout l’bianc , au mitan dau lait . All’ z’ou savait beun qu’o fallait rinque l’jhaune , mais qu’étout que vous veulez , all’ aimait point t’a gavagner ! Alors le bianc , piouc ! Quanque le lait s’trouvi in p’tit trop châ , minme en touyant bin vite et bin fort, o fazait coume de grands achets biancs qui naghiant dans ma bolée … Beurnentio
« Boé mon drôle, étout pas bon ? 
«Non mémé, o m’léve le thieur , peux pas z’ou prenre !
«Ol é m’en doute que jh’é d’oubyier l’suc !
Et all’ veursait’ in coubye de thiuyiérées d’suc en poude , O changhait reun songhez donc , les achets biancs etiant mé sucrés mé ol etait toujhours ine dégoutation .
— «Jhe peux point mémé , o veux pas couler
— «O faut z’ou bouére ! Veuri tu donc bazi coume le roué saint louis ?
— «Qu’étout thielle affeire , de quoué dont a t’y bazi ?
— «Y n’ a pas veulu n’en bouére ! Le jhor d’amprés , y l’étit peurti de thieu monde !
— «Moué jhe cré que si jhe z’ou bouévi, jhe peurais pas teni jhusqu’a d’main peur mouri,
— «Crés tu que t’as la goule fine ! Minme nout’ roué enricate y z’ou aimait , y n’en était ghormand ! Jhusqu’a n’en châffrer son ch’vaux bianc coume thieu . Son ch’vau bianc que l’monde savant teurjhou pas de thielle couleur qui s’trouve d’eite , y le chaffrait  « lait poule » , crés tu bin!
— «Pasque thielle beurnée s’rit dau lait d’ poule !! Tu f’ri meux de l’douner t’au laitier y n’arit pas grand mau à n’en feire dau feurmaghe ….. dau feurmaghe de poule!!

Ol é a pus prés à thieu moument qu’o me chéyissait ine main sus la goule et jh’avais pus yiere d’poussières dans les piaux por le rastant d’la jhornée.
Ma boune mémé , tu z’ou créri point si o t’étit dit qu’ asteur jhe n’en seus ghormand , dau lait d’poule !! Aveuc in p’tit d’cougnat oub’ de goutte, o z’ou aranghe beun et aveuc de la vanille , de c’qu’é bin meu que la muscade et pis …. d’azar , sans l’bianc d’eû !

Et ol é là qu’ol a teurjhou ine p’tite voé qui déssit : Et l’bianc que n’en fazez vous ? manghe benasse que vous eites,  y l’é pas peurdu d’azar ?

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( 3 septembre, 2009 )

Vint don ma Ghénie

rosalie2009.jpg
Rosalie – Aliette Pelletier

 Rosalie  ( Aliette Pelletier ) donne cette chanson , « Viens donc, mon Eugénie » pour être une oeuvre de Goulebenèze,  crée sur l’air de la valse brune . Voici une belle illustration de la puissance de la transmission orale, puisque cette chanson nous est parvenue , de sa création aux premières années 2000 sans   trace graphique. Une charmante démonstration de «  l’oralité  » ancestrale  de notre patois et de la superficialité de la graphie, normalisée ou pas.

Merci à J M Caillaud pour la prise de son et à P Péronneau pour le cliché

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( 31 août, 2009 )

Bravo au gagnant !

  Avant proposA la suite du jeu 2008  » veuille cheneuille » , un personnage indélicat s’était manifesté aprés avoir obtenu l’adresse couriel du gagnant , par l’envoi de pub, sous pretexte de félicitations  Ce spécialiste du sans gêne et de l’ingérence  n’était pas resté  anonyme et est malheureusement trop connu du monde patoisant .  Il est invité fermement à une plus grande réserve cette année .


Merci à tous le joueurs qui ont participé au jeu de l’été 2009 d’entre 16 et 17 .
Grand merci à nos donateurs qui , comprenant notre engagement de ne pas faire de publicité ont malgré tout largement et spontanément doté   notre jeu version 2009 ! Grâce à eux le vainqueur  sera reçu en chambre à la ferme , pour deux personnes , les 25 & 26 Juin , au plein coeur du vignoble Charentais et sera l’invité de ses hotes  aux Sarabandes  de la palenne qui se dérouleront à ce moment là , en pays Rouillacais ,

jprousseau.jpg Le gagnant 2009 est un Poitevin du pays Mirebalais : Monsieur     JP Rousseau  . 86 110 Mirebeau . Sa réponse  précise et complette  ( cliquez sur la vignette ) nous a été envoyée le 07/08 à 8h 07 .  C’est la seule bonne réponse reçue , mais de nombreuses propositions soumettant le nid de frelons sont parvenues ainsi que quelques autres plus affinées, de nid de frelons asiatiques . Mirebeau est dit  le pays des ânes et notre gagnant fait la preuve du dicton de la ville « Il en passe plus qu’il n’en reste  » !

Je vous invite a visionner la vidéo de J Marc Naillon ou vous verrez évoluer une reine fondatrice sur son nid  prenez le temps de parcourir son  superbe blog  . Merci à J Marc,  à son épouse et a son fils qui ont permis l’identification de notre nid .

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( 28 août, 2009 )

Histoire de sorcier

Parce que , en cette fin de semaine , c’est la fête des « gosseux de gougnes » à Bréville dans le pays bas charentais , pays  d’enfance et de toute la vie de Guy Marquais , il me semble  le moment venu de vous offrir une oeuvre de BITOU ( Jhe m’expyique en Français peur feire piaisi à Google , histouére que thieu billet seyisse réfarencé coume o s’ faut et qu’la goule à nout’ Bitou seyisse bin à sa piace  sus l’arentelle )

 Vouéla dont ine histouére de sorcier que Bitou avait saqué sus soun’ uvraghe : La sauce de pire. Ol é in biâ morciâ si biâ qu’ol a falut l’coper t’en deus  ! O vous faura acacher sus l’out’ bitouniau quanque le peurmier n’en aura teurminé !

Si ol é pas conté coume o s’douét, o s’ra  à Beurdassou qu’o faura tiragner les um’roles, d’azar !

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( 25 août, 2009 )

Le moulin à calottes

Le disque  » le molin à calottes  » est disponible ! Produit grâce aux moyens techniques de Kanentelos , ce recueil audio de  neuf contes et histoires est le fruit d’une démarche peu commune . En effet le disque n’est pas destiné à la vente . Il est offert , seulement aux  membres bienfaiteurs du collégial Kanentelos  qui en ont déjà pris connaissance et à tous ceux qui souhaiterons le devenir . Les neuf titres sont :

Coper les jhambes à la mourine ( pays bas charentais) La vie & la passion de Jésucriss( Chapelot - Angoumois) Frovide ou la romance du bouille biû  ( La Roche Courbon). Les cygnes de la Touvre (  Pays d’ Ambérac- Aigre ) Coridat ‘en Saintonghe ( farce en pays Buriaud ) . Foéssette ( Conte de Noêl - Pays des thius salés ) Le revin dau cémentiere dau Seure ( Quand le diable manipule un chasseur Pays Batier ) Mélina la Veuscouette   ( Goulebenéze – une superbe tranche de vie , la condition féminine à Migron ) Le chail à Nocent ( Conte de Noël en Cognaçais ).
Les seuls bénéfices attendus de cette réalisation sont la maintenance et la transmission de notre patois.

kanentelos017.jpg

Grâce aux moyens  mis à disposition par Kanentelos le coût de production  unitaire en micro série est de 6 euros . C’est donc un seuil minimum de 6 euros en don qui est nécessaire à chaque membre bienfaiteur.
 

Augiron Y , Hermand J et Porcheron F ont aimablement prété  » ine goule la mé pienne possibye » pour les enregistrements , qu’ils en soient remerciés ainsi que Noêl dit buf’fiame , le grand Simounet’ et les descendants et collatéraux des familles Condat , Ganachaud et Poitevin . Et bien sur le coup de chapeau aux petites mains féminines et roturières de Kanentelos qui se sont chargées bénévolement  de l’assemblage .
Pour contact:  k-gouille@live.fr 

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( 21 août, 2009 )

La perote et le jau

bdm.jpg
Burgaud des Marets
suivant l’oeuvre de Devéria en 1856

 

Jean henri,por thiés qui l’avant queneussu, mais o n’en raste pas jholi’ment , m’en doute . Songhez  : Néssu-natif de jharnat en 1806 , son paure charcois gît ‘à « Mouillethiu », in cémentière de Jharnat dau dépeu 1873
Sa fabye que vous paurez entende si vous accachez sus le bitouniau qui va beun, se trouve d’abouter coume o faut , anneu t’encouére. Céléstin Beurdassou à fait dau meu possibye peur point n’en gavagner la parlanghe et ol ‘é yière aisé . Voéla don « la perote et le jau » de Jean henri Burgaud des Marets

Quelques formes verbales ou mots peuvent surprendre . Ils sont expliqués dessous le lecteur Mp3

Suite aux nombreuses réactions par couriel à ce billet, les commentaires sont exceptionnellement ouverts aux internautes , pour des observations constructives …..

Arat smadi quin jôr = Il y aura 15 jours samedi  / Nulsifrotte = Nul ne se mesure au porteur de ce nom / Se cotiyan = se donnaient des coups  /tansman = seulement / batrie = bataille  et/ou, extraction des grains en battant les épis /  L’é-t-à-cause de pas’que , agare ! =  La cause en est : parce-que, voyez vous ! / Ampéroux = Empereurs.

Les amateurs qui eux, disposent de 154 euros pour acquérir le livre de C Beaulieu » Vie et travaux de Burgaud des Marets »  de 1920, état dit « neuf  », peuvent suivre ce lien [Lien]

Attention !! Plus qu’une semaine pour répondre au jeu ! Fin des envois le  30 aout  à minuit !!!

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( 14 août, 2009 )

La Mérine à Pascalounette

Dare thieu châfre qui soune in p’tit la Provence , thielle mérine é bin ine Chérentaise ! Néssue et bazie t’à Cougnat . A la mairerie , al é en émolé sus les reghistres Madeleine Ranger-Chaillou .
Thieuques in avant m’en doute queneussu «  Les abeuilles dans le jhardrin (1972 ) et otout Célestin et Mélanie ( 1976 )

Vouéla ine agralante affeire qui fiatte les veugneurons Chérentais , vour ol é déjha quession de sub’ventiounajhes, mé point encouère de remboursaghe de sub’ventions ( Source : La tour de feu N° 138 – La Gloria Cognaçaise )

 LA VEUGNE

Zéphyrin Beurdasson et Ughène Finassou étiant compères , pisque la Zélie , la feille à Finassou , étit d’venue la nore à Beurdasson , dont l’ fieu étit l’mari d’la Zélie .

Par in beau matin d’Avrille y se rencontriant dans leus veugnes quiss-touchiant au mitan de thielle Grande Champagne qu’étit leus mine d’or.

Beurdasson avit son jhorneau à la main; y balancé la tête d’in couté et d’l'aut’ , argardant autour de li, argardant sont jhorneau….. Finassou s’apeurchit, li mit la main sus l épale et li dit : « qu’étout qui va pas , mon pov’ Beurdasson , t’as pas l’air d’ête dans toun assiette; qu’étout qui va pas pianghement à c’theure ?

—  Ah, mon boun émit , si l’bon yeu s’en mêle pas , jhe sons tous foutus !
— Pas si vite , moun émit ! Dis me c’qui t’ en-neut .
— Ol est rapport à la veugne . Rappeule- toé : y nous aviant peurmit ine belle prime, si jhe plantions d’la veugne; zou avons fét , avons pianté tant qu’jh’avons pu ; rappeulle toué , tielle belle récolte. Jh’avions l’tieur tou ébauzit, en r’gardant nous ranghées d’veugnes , qui crouliant sous leu charghes!
— Et beun ?
— On nous dit asteure qu’o faut les arracher , que jhe toucherions ine prime pour thieu , moué , o’me fends l’thieur, jhe pourrais jhamais zou faire ! Tiéllés belle veugnes qui faisant d’si bon cougnat !
—  Ol est pas encouère décidé ferme , o y aura p’tête beun in arranghement . O l’est pas possibye que jhe peurdions tout et que j’he mangherions la benasse ! Alors pour thieu jhe pourrions fère le châgne-dret , o n’sortirait pas grand mounaie d’nos poches ! Jhe pourrions dire que jhe sont d’bons répubyécains !
— T’as teurjour le mot pour rire , mon bon Finassou , et jhe me sens beun content d’taveir à mes coutés

Et les deux compères s’dirigieant veur la thieusine pour mangher la soupe .

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( 7 août, 2009 )

La beunédiction d’Arnés & Sidounie

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 Feurnand    ( Fernand Porcheron )

Thieu discourt, en d’souc , est dit et écrissé-t-en patoués peur « Feurnand »,  en-pour « les noces villageoises 1930″ organisé à Haimps le 2 juillet 1994. Thielle déambulation se devit’  imagher in mariajhe coume n’ en 1930, en vouétures et atifailles de thiés  z’an-nées . Mé de 110 peursounes, en coustumes dau dimanche des an-nées 30,  avant défilé à Sounnat, Beauvais S/ Matha, Les Touches de Périgny, Matha et peur fini , à Haimps vour la mariée répounait  « oui »  et por l’ repas de mariajhe  , thieu , sarvi par les bénévoles de la coummune.  O s’trouvi mé de 300 ghormands t’a tabye ! A châ villajhe , o défilait minmement : arrivée t’ en outo à  l’urée dau villaghe,  ( thieuques voitures aviant des rayons en boué) , défilé bras d’sus bras d’sous jhusque à l’adret d’ la mairerie,  la mariée fazait la feugne et  disait « non » à moncieu le maire et thieu biâ monde poussiant jhusqu’au   villajhe vouésin ( la mariée a dit oui rinque à Haimps ! Ol é là que moncieu le thiuré a v’nu  bénit thieu mariajhe) Peur s’ en-raler, o se  dansait  in oub’deux quadrilles et thieuques veuilles  polkas .

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( 29 juillet, 2009 )

Les oumiâs t’a Simounet’

Le grand Simounet’ s’adeurse aux saintongheais  dans le fichier mp3 qu’o l’ a en d’souc .

Nout’ émit de quateur vingt troés ans s’ trouve bin sur accabassé, pasque de thieu temps coume y dit , y l’a in r’tinton d’jhènesse qui revint . Voui mé la malice , y n’en a encouére outant que d’pipes et jhe peux vous dire qui n’en manque pas éparées sus sa commode !!! Son méssaghe é enr’ghistré du 29 jhuyét’ ( a la façon des thius salés) et créyiez me que de pouvére z’ou feire o y a douné bin d’la jhoie .

D’oubiyez pas otout d’aller zieuter  thieu :   Explications de textes sur sefco blog :
Les doors en Ré  et les Monsieutrâs.  Saintonge, ton français et ton patoué foutant l’camp !

 

 

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( 17 juillet, 2009 )

Le bitouniâ de Boun’ap’tit

Une photographie est une oeuvre protégée par le droit d’auteur ( art.L 112-2 du CPI)
usage sans autorisation écrite totalement interdit

navarre4.jpg 

Gaston Navarre , ici photographié à 82 ans alors qu’il enregistre quelques uns de ses monologues , dans sa maison de Saint Sulpice , est un charentais au parcours surprenant . Né en 1887 dans cette même maison qui fut aussi la maison natale de son père , celui qui signera Boun’ap’tit au bas de ses monologues étonne par la richesse de son parcours professionnel . Les textes de gauloiseries patoisantes qu’il laissera lui permettront d’écrire avec beaucoup de malice, à l’avant dernière ligne de la liste de ses   métiers  , celui d’auteur patoisant !

La première ligne , elle , fait honneur à la terre , cette terre a qu’il gardera toujours en son cœur : Vigneron ( 2eme prix au concours agricole de Cognac ) Les compagnons du tour de France le trouveront parmi les menuisiers ébénistes sur les chemins du devoir . Le travailleur manuel au simple certificat d’étude deviendra ensuite clerc de notaire puis professeur de sténo dactylo et il crée le cours Navarre. Cet autodidacte en matière de sténo – méta graphie, dactylo et comptabilité professe à l’école Pigier – Paris . Il sera tour à tour secrétaire de direction, sténo dactylo aux bureaux centraux ?CRP , rédacteur au ministère de la marine, Sténo dactylo, technicien brevets d’inventions . Lui même inventeur il liste des brevets Allemand , Anglais et Suisse sur son CV . Gaston Navarre serait à l’origine de l’avertisseur de fin de ligne de nos bonnes vieilles machines à écrire . Après une expérience de comptable chez Renault à Billancourt le retour vers la Saintonge semble se profiler et notre Boun’ap’tit se consacre enfin aux nourritures qui lui  sont si chères : Les charcuteries et les fromages dont il se fait marchand ambulant et aussi négociant en Cognac Roncevaux. Il terminera cette impressionnante vie professionnelle en ajoutant sur le bas de sa liste , au crepuscule de sa vie , une dernière ligne , comme un clin d’œil avant de tourner la page en 1972 :

Vedette du disque à 82 ans .

Son petit fils évoque un souvenir que Boun’apt’it à laissé à ses descendants . Une silhouette mobile, un jouet taillé et décoré de sa main , qui descend inlassablement un plan incliné. Chaque génération de Boun’ap’tit a replacé un jour le pantin au sommet , pour une descente vers ….. ce qu’il ne savaient plus être la Saintonge de l’aïeul ! Le nom du pantin n’a pas été oublié et il retrouve aujourd’hui l’éclat d’une lumière nouvelle : Celle des Charentes . Ce pantin , ce jouet , Boun apt’it l’avait baptisé pour les siens à venir : Un BITOUNIÂ. De quoi faire renaître des racines ….. et la saintonge découvre un Navarre …..(jh’vous foutri mon billet qui l’é d’boune mâche l’y otout !).

La poule à Beurchoton en mp3. Le fichier est a disposition gratuite sur demande par mail .

Merci à Carmen et à Jean Marie et bon retour au pays de l’aïeul , jh’y sons beun ése !

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