( 29 août, 2008 )

2 Beurdassou !!!

Dernière ligne droite avant la date limite de participation au jeu  

Thieuque part au tonkin o se dèçi qu’ol a pas la piace por deusse crocodiye dans n’in min-me kiône. Ol  en a  beun assez  por deusse Beurdassou en la Saintonghe. Thiau la qu’é l’fotographe , ol é l’beurdassou (aveuc ine aile apostrofe ce qué bein rède meu qu’ine aile cassée) loghe en  Chérente Maritime, la cause m’en doute qui nous feit l’envoye d’in virautour aveuc in batiâ. Les Beurdassou sont point pérents, pas mé d’ine feusse que d’loute ! O nous  manque tout jhuste in’ espiycation  en émolé de sa piume pasque ol é in bon patoésant  ! Le peurchain cot m’en doute . Grand marci por thielle jholie portraiture de Marennes vour que le soulail teurleuse dont grand’ment.

2008marennes17.jpg

Quelque part au  Viêt Nam, il se dit qu’il n’y a pas de place pour deux crocodiles dans la même mare. Il y a bien assez de place pour deux Beurdassou en Saintonge. Celui qui a pris ce cliché , c’ est  l’Beurdassou avec un « L » apostrophe qui est un Charentais Maritime. C’est pourquoi, sans doute, il vous propose  ce rond point avec un bateau. Les 2 Beurdassou ( s ou x ? ) de votre blog ne sont pas parents . L’ beurdassou est un patoisant aussi et la prochaine fois il vous fera profiter de son talent. Grand merci pour ce cliché de Marennes ou le soleil resplendit !!!

( 26 août, 2008 )

La gourfoulure à Nono

Les habitants de la Charente profonde ont pu apercevoir notre ami patoisant Nono Saute palisse affublé d’une béquille du plus bel effet. Lui qui, d’habitude, est d’une telle souplesse qu’il peut sauter sans problème par dessus toutes les palisses de thieulong (et pas seulement par dessus les palisses disent les médisants …), ne peut plus actuellement sauter sur grand-chose.

sdc10563.jpg

 Il nous affirme que c’est en mettant son pied dans n’ine gassouille qu’il s’est foulé la cheville. Ses amis patoisants pensent plutôt au coup de pied de barrique. Mais ils sont d’une mauvaise foi évidente, et je crois qu’ils font courir ce bruit car ils sont jaloux du succès de celui qui a les plus beaux yeux du groupe des Branle Mijhot. D’un autre côté, il est vrai que notre ami Nono a toujours dans sa poche sa topette de Cougnat, et ceux qui l’ont rencontré récemment ont remarqué que le contenu en avait fortement diminué. Là encore, pure calomnie, si le contenu a diminué, ol est la part des anghes ! En réalité, la raison de cette foulure, c’est son épouse qui nous l’a donnée. Voici ce qu’elle nous a raconté : Deurnièrement, dans n’ine brocante, Nono est tombé su in liv’ qui s’app’lait « Kama sôtras ». Té, qui dit, si ol est des histouères de sotrâs, o peurait s’ fair’ que jh’ trouv’ris dans thieu l’ouvrajhe des histouères que jh’ pourris beun raconter en patouès. Et ol a pyien d’imaghes, vins don ma boune, jh’allons zou espérimenter ! Je ne vous raconte pas la suite, mais c’est vrai qu’il a trouvé l’inspiration en lisant ce livre. Le problème, c’est qu’il a voulu réaliser des choses qui, malheureusement, ne sont plus de son âge. Ou alors, il a regardé certaines images à l’envers et les a mal interprétées, allez dont savouèr ! Le résultat, c’est qu’il est tombé dans la v’laine dau lit. Ol est coum’ thieu qui s’est gourfoulé  ine sotille. Mais zou répétez pas, pensez à sa réputation !

( 22 août, 2008 )

Les temps avant changhés


 voturesp.jpg

(oub’ la vouéture sans peurmis)

Les temps avant changhés et je sons teurtous fous !
Out’foés , por se dépiacer , ol avi reun du tout ,
le monde rastiant chez eusse oub’ y marchiant de z’eu pié .
Ol éti dont’ hureux d’avoére in véloce aveuc in pédayier !

Les temps avant changhés , asteur que les mécaniques
avant tout teurviré et qu’ol a thienze bauriques
rinque dans in moteur à produits peutroliers !
Raste tout thieuque chouse de point motorisé ?

Les temps avant changhés , les vieux sont syndiqués,
y pouvant s’artrouvé dans n’ine salle à l’esprés !
Des quiubes dau troésième âghe a de c’qui n’en disant ,
peurtout, de nous villaghes , teurtous y s’y rendant .

Les temps avant changhés , la Léa otout al s’a moudarnisé
al a volu s’y rende al aveuc , en thiés les assembyiées !
Vouéla dont la biâle mére toutes les s’maines à me pimer
por que jhe l’empourte , misère, arjhoinde thielle compagnée !!

Les temps avant changhés pisqu’o se feit des charrettes,
pas des autos qu’ol é , quasiment des poussettes ,
al z’avant des moteurs qui peutant , mes émits
al fazant disse à l’heure ,  et o faut point de peurmis !

Les temps avant changhés , min-me la Léa , fan de loup
al qu’aime point  dépensé , a manghé tout ces sous
por ine de thiés baurouettes , qu’al apprend bisque râghe
à conduire sensément por s’ rende au troésième âghe .

Les temps avant changhé pisque le gouvarnement
avant mis des éstop por chaque d’in des croésements,
vour qu’o faut s’areuter à cause que les autos
avant priorité et …. y roulant , thiés sots

Les temps avant changhés, asteur  les ghens des villes
por se désenneuyer, coume des canets t’à la file
fazant de la beurciquiette sus les routes dau pays.
Dedans sa peutrolette , la Léa les porsuit !

O se trouvi dont là, qu’à la crouéssé des ch’mins
la Léa s’areuta , in vélosse ciquyiste qui se créyait malin
sans meite le pié à bas  , s’apoue sus  soun’ auto !
O veursa , mon yieu !  Y z’aviant dont l’ar sot !

Le gâ éti don cheit et …. l’outo en l’ foussier !
La biâle mère Léa en vouéyant l’aive monter
sans bin trop’ savoére de c’ qu’éti arrivé
brayi coume in ghoret qu’auri la qoue sarrée :

« Ah thieu marchand’feuraille,  jhe cré qu’y ma volé
Areugne de mécano ! Moé que jhe sais pas nagher !
Marchand d’ beûs oub’ d’outo vous changh’rez dont jhameis !
Jhe va nigher bintôt – le rayiateur é peurcé !!!!!!! »

 C. Beurdassou  1986

( 5 août, 2008 )

Le fanâ d’ Ebéon

fanal.jpg 

Suivant le texte du Piron du  6 mars 1921

En l’ mitan d’in garet on l’ vouet tout dret pianté.
Au rât d’au Seminat, Le Pin et la Chagnasse *;
O semb’ll’ in pain de suk, qui s’rait décamoté
Et sart t’rrjhou thiauqué cot p’rr jhucher les agheasses*.
Thiau molument curieux n’a point coume vous créyet
In’ porte à deux battants, coume o n’en a bel-chouze :
Mais y sart bein quand min-me aux bitons d’ nout’ endret,
P’rr si mett’ à l’abri, ou ben p’rr feire aut-chouze.
Souvent d’foués, dans l’biâ tant, dès que le soulail coumince,
A s’el’ver dans les ars p’rr nous chauffer l’calât,
N’on vouet assit à l’ombre en ratissant les ouinces*,
La drôleisse à Nanut avec Jhean Biff’rrtât,
Bin des cots, en thiau tant, à la cime, les trr’gheasse*
V’lant émité zelles otout les amoureux d’en bât,
Et trr’chant tout autour des traquets batagheasses*
P’rr frotter zeu paure bet et s’ faire gratter la piâ.
Enfin mes bons zémits qu’o sèye ghens ou béthiaire,
Tout passe de bons mouments autour de thiau Fanâ,
Et chaqu’din en s’nallant veuriant fout’ ben’ refaire
C’qui l’avant déjhà fait :… Mais y peuriant p’teite pas !… 

Sina des Ajhioncs, souv’nit de gheinesse passé dans thiau l’endret avec ine jholie petite gardeuse de pirons.

Seminat, Le Pin et la Chagnasse = Lieux dits
agheasses= Pies bavardes
trr’gheasse = Si il s’entend  treugheasse , le sens en serait  : trois couleurs (oiseaux de) l’auteur  semble sacrifier  beaucoup à la rime ! Il se pourrait que pour lui ,les trr’gheassess soient les pies grièches femelles , les traquets batagheasses les mâles ?!
batagheasses = Pies griéches 
ouinces = les doigts , entre les phalanges . Le Weeb  Master évoque ici une coquille et avance « Cheinte/ cheintre » signifiant bordures . Internautes , n’hésitez pas a faire part de vos avis dans les commentaires.   Ce texte prète a la réflextion  !

JEU D’INTERPRETATION

 -  Il ne reste plus que la deuxième mi-temps !       boutons2065.gif 

 

( 4 août, 2008 )

L’éduque des émours

Sus ine idée de JP  KERNOA , meusiqué peur Maxime LE FORESTIER en 1973  » l’éducation sentimentale  » , n’en vouéla, por thiés qui peuvant chanté , ine veursion rabistoqué en Chérentais « l’éduque des émours  » O m’f'ra grand’ment piaisi si thieuques in de nou bardes z’ou fazant . Jhe veuri point , por reun de thieu lon , que Céléstin la beurdasse , l’y qui chante coume ine grôle !

 

Aneu vour qu’o mouille
jh’érons t’ aux cagouilles
por n’en ramasser
et sus les luzarnes
ou bin sus les barnes
Jh’allons les courser
Por peu qu’ol adoune
tu veurras meugnoune
jh’ s’rons vit’ment vassés
jhe thyit’rons thieu tail
jh’roll’rons dans l’égail
avant d’ s’en r’tôrné.

Jh’prenri mon tir-chail
des piarres à mitraye
et jh’érons chasser
le long des palisses
jh’garoch’rons les bisses
sans point les poquer.
Cré me qu’o m’peupine
ta boune goule câline
jh’veuri la bigher
Thyitte me zou feire
cesse don tes manières
faura r’coumencer !!

 Aneu vour qu’o mouille
sors te des gassouiyes
et au cru d’la paille
jh’érons caniché
nos émours cachés
nos thieurs de quenaiyes
Aneu vour qu’o mouille
sors te des gassouiyes
et au cru d’la paille
jh’érons caniché
nos émours cachés
nos thieurs de quenaiyes

Creative Commons License
l’éduque des émours by Y Augiron alias Celestin beurdassou est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

( 23 juillet, 2008 )

Saint Martin

stmartinphoto2.jpg  Transcription Française  en fin de billet.

Saint Martin, jhuché sus son mistu, manqui cheire en in fondreau. Ol a oyut deus gâs por s’acruchuté a la quoue de l’animau. In, qu’avi empougné l’avir mouche de la drette et qui n’en éseupait le poel de la gauche, n’en volait les crins peur couduré les pattes de sa biouse ! Ol l’était « le crassoux », thieu qu’arit manghé ses beurnes deus côts por pas qu’o s’pardisse la nauriture .

L’oute, qui tirâgnait sus la biouse dau crassoux peur z’y feire enfarghe, étit l’envioux. Jhaloux coume in pouye qu’o seyisse pas l’y qu’ari les poels avour qu’y l’en avi grandement l’usaghe l’y tout.

Ol avi dont sus thiau charré dau paybâs, ine baurique de chéti mistu avec bintout pus d’poel sus la quoue, in crassoux aveuc le pochon pien d’poel et in envioux qui z’y éssartait la biouse à fine force la cruchté ! et….. bin sûr Saint Martin qui brayait l’bonyieu pasque l’en bas dau cru z’y levait l’thieur.
O cheyait point, mé o se désentraupait point.
Ol aurai rasté d’min-ne jhusqu’à la neut oub jhusqu’à pus d’poél si Saint Martin, qui queneusait combin les bauricots sont âres gueuli t’ in cot : hue baurique ! En z’y piâcrant in cot de galoche sus l’vente …… Le mistu fazi ce que fazant thiés bétiaires dau yabe : teurjhau de se que n’on coumande point ….. y rethuili !!

Saint Martin se trouvi bein pus beun eise ine foés sus les piarres dau routin. Coume y l’était in saint y l’u t’oyu la fiarté d’afistolé in mirakye, rinque istoére que les ghens dau pays bas gossiant por l’y, ine éstatue en la piarre de la font de Crouin.
«  Vous otes deus qui m’ avez opousé d’cheire, jhe vas vous baiyer grous, o peurmier jhe dounerais tout ça qui me pimera ! Peur l’oute, ol aura le doubye .!

Thiés gâs étiant ébobés paré ! Qu’o seyisse le crassoux oub’ l’envioux, y vouliant pas débadé en peurmier bin sûr, pisque o seri l’oute qu’ari le doubye. Le crassoux devint aimabye et se piégha t’en deus en thittant son bounet : « Jhe cré,qu’ol é toé le mé ancien , a toé l’houneur et aranghe te de façon d’avoére thieuque chouse de bein conséquent ! »

L’envioux torsai la goule outant que l’corpenion : jhe seus sus ine boune affeire , thieu fis de yiarce doét queurvé de piaisi d’empyire sa chause et ol en é une bein grousse et ine bein larghe .. Moé o m’en fra la peire ! Tape ton bet d’azar ! Tiau chéti aimeri meu engoulé ses dents que de reteni sa losse ! Y va pimé grous d’erghent !!
Peursoune débadait ! Saint Martin déci : Jhe seus point d’ithi et jhe va mon ch’min . Pisque vous voulez reun jhe va vous en douné de rang !
Ol é là que l’ envioux à capouné : « Grand Saint martin sauf vout raspect les crassoux sont coume les ghorets y sont bon à thieuque chouse rinque quanqu’ y sont bazi. Pisque que thiau sabiâ n’en veut l’doubye de moé, bayé z’y !………….. je veuri eite borgne ! « 

Ol é le mistu qui fazi le mirakye ! Ine sotille dans l’euil de l’enviou en peutant in cot et les deus jhambes sus la goule dau crassoux en n’ en peutant …… rinque in, mé le doubye pus grous !

Ol é a cause qu’asteur tout les ânes se châfrant Martin !

stmartin.jpg  Saint Martin, monté sur son âne faillit tomber dans un ravin. Il y eut deux hommes pour s’accrocher à la queue de l’animal. L’un avait attrapé la queue de l’âne de la main droite et qui en arrachait le poil de la main gauche. Il volait les poils pour coudre les boutons de sa blouse ! C’était « l’ Avare », celui qui aurait mangé ses excréments de crainte qu’il y reste quelques nourritures.

L’autre, qui tiraillait la blouse de l’avare pour le gêner, était l’ Envieux, il était jaloux comme un poux de ne pas avoir les poils d’âne car il en avait l’usage, lui aussi.

Il y avait donc sur ce chemin du pays-bas saintongeais une bourrique avec bientôt plus de poils à la queue, un avare avec un sac de poils et un envieux qui déchirait la blouse de l’avare …. et bien sûr Saint Martin qui en appelait à Dieu car la profondeur du ravin lui donnait le vertige. L’ équipage ne tombait pas mais ne s’en sortait pas. On en serait resté ainsi jusqu’à la nuit ou bien jusqu’à plus de poils, si Saint Martin, qui avait connaissance de l’esprit contradicteur des ânes, n’avait pas crié : « hue bourrique !» en lui frappant le ventre à coups de sabot. L’âne fit se que font les animaux diaboliques : le contraire de ce que l’on attend d’eux… il a reculé !!!
Saint Martin fut bien plus à l’aise sur les pierres du chemin. Comme il était Saint il fut fier d’arranger un miracle, histoire que les gens du pays-bas sculptent une statue de lui dans les pierres de la fontaine de Crouin.
«  Vous deux qui m’avez retenu je vais vous offrir beaucoup, au premier qui parlera, je donnerai tout ce qu’il demandera, le second, lui, en aura le double ! »
Voici deux hommes bien surpris, pensez vous ! Que ce soit l’avare ou l’envieux ils ne voulaient pas ouvrir la bouche le premier, bien sûr puisque ce serait l’autre qui aurait le double. L’avare se fit aimable et se courba en enlevant son bonnet :
«  Je crois que tu es le plus ancien, à toi l’honneur et fais en sorte d’obtenir quelque chose d’important ».
L’ envieux se tordait les lèvres autant que l’arrière train : « 
Je suis sur une bonne affaire, ce fils de garce* doit rêver d’emplir sa chaussette et elle est large et bien profonde ! Moi j’en obtiendrai la paire si je ferme mon bec, ce méchant aimerait mieux avaler ses dents que de taire sa langue ! Il va demander beaucoup d’argent !!! ».
Comme personne ne parlait, Saint martin dit : « Je ne suis pas d’ici et j’ai de la route à faire ! Puisque vous ne voulez rien, je vais vous en donner tout de suite ! »
C’est à ce moment que l’envieux a abandonné : «  Grand Saint Martin, puisque, sauf votre respect les avares sont comme les cochons, ils ne sont utiles que lorsqu’ ils sont morts, celui-ci voudrait le double pour lui, donnez lui donc ! ……. je voudrais être borgne !!! ».

C’est l’âne qui a accompli le miracle : un coup de sabot sur l’œil de l’envieux en lâchant un pet et les deux jambes dans la tête de l’avare en lâchant …. rien qu’ un pet, mais deux fois plus gros !!

C’est pourquoi, maintenant, tous les ânes s’appellent Martin .

*garce :  au sens premier  de jolie fille !
Les images font un lien avec l’école St Martin de la ville de Chambly , Quebec . A voir !
boutons2065.gif
 

( 21 juillet, 2008 )

Clathre Grillagé – Coeur de sorcier

faunesaintonghe094.jpg  Voéla in champignon que Céléstin a tombé sus por in matin d’égail . Coume y fieurait point à bon , y déçi qu’ol se trouvi d’eite ine beurne de « stratérésse » . Quiquidit  a seugnifié  qu’ol éti in  » Clatrus cancellatus » et qu’ol étit pas poéson . Thieu sotra veuri feire créire qu’o se manghe quant ol é rinque néssu , qu’ol sembye dau radis !

Voici un champignon trouvé par Célestin  dans la rosée d’un matin (de mai ) Comme il puait il l’a nommé   » Merde d’extraterrestre  » Quiquidit le dit « Clathrus cancellatus » comestible, quand il est très jeune il aurait un gout de radis.

Un joli site Gabaye  & mycologique  http://topvaness.unblog.fr/   boutons2065.gif 
Un autre site Breton & mycologique  http://mycorance.free.fr/

 

( 14 juillet, 2008 )

Millat – Deuxieme buffée

Suite aux 200 visites sur le billet précédent traitant du Millat , et devant l’interet planétaire de ces recettes (  les adresses en  .ca  de nos amis canadiens  sont nombreuses, parmis celles des internautes venus sur cette page ) , voici une autre variante :
 Le gateau  « garouillé * » de la Rabistoquette . « Y l’é bein bon et y l’é jhameis assez conséquent«   C’est une femme qui veux garder la ligne ! N’ésitez pas à doubler les proportions : 150 G de sucre en poudre -  100 G de beurre fondu – 12 cuilléres à soupe de lait - 3oeufs – une cuillére à soupe de  » râpure » de peau d’orange – 150G de farine de maïs – 1/2 paquet de levure.

Mélanger le sucre, le beurre et  le lait - ajouter 3 jaunes d’oeufs et la râpure de peau d’orange . Ensuite incorporer la farine , la levure et une pincée de sel .
Préchauffer le four thermostat 5- Ajouter les blancs  d’oeufs en neige verser dans un moule à cake - enfourner pour 20 à 25  mn . therm 5 .

* garouille = Maïs en Saintonge

( 8 juillet, 2008 )

La vermine est sur le patois

carpocapse.jpg 

La veurmine é sus l’patoé 
Les carpocapses .  (Traduit ci dessous)

Le vieux é a min-me de gossé ine peutoére por son p’tit fis. Le drôle bade la goule en l’ar’gardant feire saillir la boure de moéle d’in mourciâ d’seu, y l’a les euils qui beurtiyant.
- Bade la goule, t’ara ine alighe ! Si o s’en v int ‘à passé in parpayion, y vinra ponde dans ton garguenâ !
- Coume in carpocapse en n’ine poume ?
Thieu cot, ol é le vieux qui se met’ à badé la goule. Vour é tou vour que thieu drôle va quéri des chouses savantes coume thieu. S’ri tou possibye qu’o seyisse en quiase ? Les maît’ peuvant as’ment pas l’eu aprenre les létes é y z’méteriant en l’calas des châfres de parpayions que jh’en é oyu as’ment pas entendu causé avant mon temps d’sarvice ?
- Qu’étout que thielle affeire de carpocarses ? De vour z ’ou teins tu ?
- Ol é l’onqu’ Cadet qui n’en a choppé in et y me l’a feit bireuiller peur en d’sus et peur en d’souc . Y y’a dépeuniyé les ales, amprés, Cadet l’a t’écrabouillé aveuc sa goloche jhusqu’a ce qu’ol en raste pu reun !…. Y l’é ghenti moun’ onqu’ Cadet !
- Vouais, ghenti …. manqueri pus qui morde, thieu Rabistoque ! Faura pas conté sus l’y peur te feire la catachisse, mé peur de c’qu’ol é de dépeucé l’ bétaire y n’en queneu t’in râyon ! Que t’a t’y déçi d’oute, toun onqu’ le peurfésseur d’anatoumie ?

- Y s’a mis en peutrasse amprés les carpocapses, pasqu’y déci qu’ o s’en ameune tout pien de peurtout aveuc l’eu p’tite ale, des cent et pis des mile, et y v’nant pouné sus not’ thiulture….
- Ol é vré drôle, Cadet t’a pas conté de ment’rie, y pounant sus les poumes !
- Moun’ onqu’ Cadet déçi l’y qu’ol é sus les mot patoé qui fazant z’eu apou et qui pounant, qu’asteur, n’on voé quaziment tous les mots aveuc deus p’tites z’ale encrucheté, qu’ol é bein inserviabye des mots gavagné de min-me. Que thiéllé p’tite ale de carpocapse pounant in beurlo o mitan d’in mot, et que thieu mot é pardu, y veux pus rein déçi, pas mé en patoé qu’en françoué. In mot d’min-me, peursoune veura jhameis l’meite en sa goule !
- Conter des affeire de mein-me à son neveur !!!! Mammm*, drôle doune in mourciâ d’taupine Jh’allons éteurné thielle peutoére sus l’musiâ t’à Rabistoque ! Amprés jh’irons en yière de conte les carpocapses !!! Le var é dans les poumes ! Le var é dans les poumes !!!. les poumes sont pardu !

 

Une attaque destructrice carpocapse2.jpg  de carpocapses sur une
oeuvre du grand Yan Saint Acère ,  avec l’aide de la région Poitou Charentes !

La vermine est sur le patois 
 Les carpocapses

L’ancien fabrique une « peutoire » pour son petit fils. L’enfant a la bouche grande ouverte d’admiration en le voyant sortir la moelle d’un bout de sureau, il en a les yeux qui brillent.
- Garde la bouche ouverte et tu auras une alise. S’il passe un papillon, il entrera pondre dans ta gorge !
- Comme un carpocapse dans une pomme ?
Cette fois, c’est l’ancien qui ouvre grand la bouche d’étonnement. Où donc ce garçon apprend-il des choses aussi savantes ? Est ce possible que se soit en classe ? Les instituteurs ne peuvent même pas leur apprendre l »alphabet, et ils pourraient leur mettre dans la tête des noms de papillons dont je n’avais jamais entendu parler avant mon service militaire ?
- Dis moi, au sujet des carpocapses, où as tu appris cela ?
- C’est l’oncle Cadet qui en a attrapé un et qui me la montré sous tous le angles. Il lui a déchiré les ailes et après, il l’a écrasé avec son sabot jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien …. Il est gentil, mon oncle Cadet !!!
- Oui …. gentil, il ne manquerait plus qu’il morde le Cadet Rabistoque !! Il ne faudra pas compter sur lui pour t’apprendre le catéchisme, mais pour dépouiller les animaux, il s’y connaît !! Que t’a t’il dit d’autre, ton oncle, le professeur d’anatomie ?
- Il s’est mis en colère après les carpocapses, car il prétend qu’il en arrive de partout avec leurs petites ailes, des centaines et des milliers, et qu’ils viennent pondre sur notre culture ….
- C’est vrai mon garçon, Cadet ne t’a pas menti , ils pondent sur les pommes !
- Mon oncle Cadet prétend que c’est sur les mots du patois qu’ils se posent et qu’ils pondent, que désormais on peut voir presque tous les mots avec deux petites ailles accrochées dessus et que ces mots sont inutilisables ainsi abîmés. Que ces petites ailles de carpocapses pondent un asticot au centre du mot et que ce mot s’en trouve détruit. Il ne signifie plus rien, ni en patois ni en français. Un tel mot, personne ne le mettra jamais dans sa bouche !
- Raconter des histoires comme ça à son neveu !!!! Mammm* Enfant, donnes moi un morceau de taupinenbourg, nous allons essayer la « peutoire » sur le nez à Rabistoque ! Ensuite nous irons en guerre contre les carpocapses !!! Le ver est dans les pommes ! Les pommes sont perdues !

* Interjection exprimant l’incrédulité et/ou la résignation, semble être relative à Saint Marmet, en pays bas elle attirait souvent la réplique « les saint avant reun à feire la dan ».
boutons2065.gif
 

Publié dans Non classé par
Commentaires fermés
( 2 juillet, 2008 )

Vieille Chenille

Histoire objet du jeu de transcription

neustriaalpinal.jpg 

Veuille cheneuiye,    ine conterie de Céléstin Beurdassou.

Version Française dIsabelle Bon   andrapf2.gif

Le vouéla asteur, rinque l’y, d’assiant sus la piarre . Thielle piarre ol en é pas ine, ol en é troés : ine grousse apouée sus les deus outes . Ine grousse qui vint por le sur des Chaudrolles enteur Charve et Saint sulpice. N’on la requeneu à sa geurne, rin à voére aveuc thielle la de Saint Même ! N’en a t’al élimé dau fond  d’thiulotte peurtant peutassé, rapetassé et rapetass’ra tu. Et des cot’yion, mon pôve émit ! Rinque des atifail de vieux, rinque des feusses de vieux qui s’avant pousé la sus. Le matin, avour qu’ les fames trempiant la soupe. « Torné vous, le pére, thittez me la piace ! Allez dont vous assisté sus la piarre aveuc thieu d’vout’ quiasse ! » Oub’ ampré la meuriénné, vour thielle piarre s’ trouvi d’eite à l’ombe, por bavassé aveuc l’in vour bein aveuc l’oute. Des cots, rinque tout seul à marouné ampré la brue, le biâfi et min-me le gouvarnement. L’y, le Monmon, l’Edmond, y l’é d’assiant sus la piarre dau dépeu que le ratiâ d’ l’échine veux pus z’y piégher. Y l’é inseurviable, pus bon à reun !
O z’y faut l’ temps d’ine cassoté por qu’y s’ardresse de thielle piarre sus sa bourde. Fauri pas vieud’zi !
Ol a pus rinque l’y asteur à feugnanté sus la piarre. Ol é l’y le vieux dau villaghe, o n’en a pu d’oûte ! Ol a pu d’ancien qui déci, min-me pas moé ! Mé o s’pauri ben que jhe seyisse le pus vieux des jhènes !! Ol a thienze jhors encoére, rastait « BombeX » aveuc l’y. L’é peurti en  l’jhâ , peur m’en foute ine ronfiante au Grand Charlot, m’en doute. N’a jhameis voté por l’y, y peuvait pas l’voére sus ine affiche. Ol é faute au géneural qu’y l’a été châfré « Bombe-X ». En dis neu cent souéssante vuit, quanque De Gaulle fazit peuté sa bombe H, la min-me an-née que la jhénèsse z’y à peuté au thiu, noute « Bombe-X » brômait coume in sauvaghe : « Aspésse de grand godiyau ! vouéla vour meunant les militares, feire queurvé l’monde aveuc thiéllès bombinettes qui foutant l’écounoumie t’à beza ! Cessera tu bintout ? Dau dépeu ta bombe A, te vouéla rendu au H ! Faura tout usaghé tout l’alfabet por que tu foute ton camp dau gouvarnement ? Quand s’ra tout la Bombe X, qu’o revinjhe le Front Populaire!!! »  Dau dépeu, le monde avant teurjhou déçi « Bombe X » Monmon l’y, thiés darniers temps, asteur qui s’artrouviant sus la piarre à lonyieure de jhorné, peurférait déci « Veuille cheneuiye ». Pasqu’o fallait pas ram’ner la poulitique en quession, malhureux , alors va por « Veuille cheneuiye »

Vouéla don Monmon tout t’ébafé , tout achalé tout trembiotant et pis tout éseulé sus thielle piarre. Dans sa veuille teite, o revin sa jhénesse : Ine ou deus imaghes de drôlesses qui sait as’ment pus qui qu’al sont, in fusiye qui peute et le casque d’in sodat qui se piâcre de rôghe, in français oub’in al’mand, qui qu’o peu feire ? Revin otout le ch’vau « Ponpon », qu’o falait feire pissé en subiant ! Ine charrette à drôle, sa nore aveuc in éssujhe mains cruchté t’ au d’vantau …… Des affeires dau temps passé ! Ol a don pus reun a v’ni ??? reun à v’ni ???

« Coument é tou asteur, Veuille cheneuiye? »

Y torni le calas vers la dréte, la vour « Bombe X » s’assistait aut’foés. Pas de « Bombe X », Pas de « Veuille Cheneuiye », parsoune … pus reun …..pus parsoune ! Et pis d’in cot sus thieu lila d’Euspagne, à couté, deus euils qui bireuillant, deus p’tit euils négues sus ine cheneuiye toute mirolée !
O s’y feit grand mau en l’thieur
«Veuille cheneuiye ??? »
Ol é l’a qu’ol a t’ine petite voé qu’al a déci :
«Vin , vin t’en ! »

neustriaalpinal.jpg boutons2065.gif 

Devinez donc : Cette superbe Neustria Alpina est la chenille d’un papillon répertorié sous le nom  de Bombix de la livrée . Sacré Céléstin  va !

Publié dans Non classé par
Commentaires fermés
12345...7
« Page Précédente  Page Suivante »
|