( 29 juin, 2008 )

La taupe et la courtilière

Dédié , aveuc in coin d’euil et ine baurré dans l’échine à l’émit Eric N , parti m’en doute, convertir les fumerolles dau Pouétou – Chérente ,enteur Louére et Ghironde

Le Taupas et les fum’rolles

In taupas qu’avait dont bein de la créyiance
crusait’ ine basilique de par en souc la sol .
Ol é là qui chéyi sus ine de thiés engheances
châfrées par le bonyieu , du biâ nom de fum’roles

In taupas min-me jhène, n’a point de trop bon euils
Y se déçit qu’é tou , mé asteur qu’é tou dont ?
Thielle afeire, mes émits sembye t’eite ine feuille
Serait’ ou que jh’auri ine sainte parution ?

Coume o fazait grand nègue y posi la quession :
« déçisez moun émite, seriez vous la viarghe »
et la fum’rolle créyi t’a n’ine propousition !
Thieu taupas n’en veurez t’y a mon puc’laghe?

Y s’trouve d’eite bein feit et doét’ avoére de l’alant
por ine veuille fum’rolle qu’é coume moué beurchue
In biton de min-me jh’en voué point troés peur an
jhe huch’rais point si y m’passe la pougne au thiu !

Et coume o s’passi reun , al peurni parmission
de z’y piacré bell’ment in agassi d’ chatouille
sus l’ endret le mé sensibye de sa constitution
vour qu’o s’tarmine boune-ghens, torjho en in gassouille

Nout’ taupas teurpignait et jhe seis point la réison
était tout qu’o s’trouvi d’eite jholiment t’a son goût ,
ou bin qu’o conv’nait pas à c’qué sa relighion !
Beurnençio z’ou faut pas !! mé ol é bon , fan d’loup!

Y conta , enpené , sa honte en confeussion
m’en a t’y atrapé de tielle ève sus l’cagouet
éspécial’ment beunite por les grousses oucasions,
sus l’calas , sus l’jhabo et…… sus in oute endret !!!

Asteur , nout’ taupas doét feire ine punition
y galope sous la sole et teurche les fumerolles
qu’o z’y faut conveurtir dedans la rélighion !
Mé d’in cot, thieu taupas passe à la casterole

Mé ol é de s’qu’y doét , thieu qu’é dont sa mission !
O s’paurez qu’in jhor y séyisse dans l’armanat
mé y course les fumerolles , y l’a la peurmission .
boutons2065.gif  Jhe seis point vour y l’é , depeu , y revin pas !!!

fumerolles2.jpg

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( 24 juin, 2008 )

Le revin du pére Lachanson .

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TRADUCTION EN BAS DU BILLET

Thieu qu’ol a en d’souc é ine istouére de Jean Briton déçi otout « pére lachanson », coume y nous l’a conté in biâ souér dans n’ine veuillé des Troubastrels , à Jharnat.
Le père Lachanson n’é pius de thieu monde dépeu vuit an-nés et jhe vous fout mon billet qu’y l’é atabyé de thiés temps au  bistro dau paradis . O faut savoére  que thieu pére Lachanson déci un jhor au thiuré : Creyiez vous qu’ol a t’a boére au paradis,  ne s’ri tout que dau vin d’meisse ? L’oute z’y répouni : dau vin de meisse et bien meux encoére! Le mau-créyiant a capouné à cause de thieu, sentant beun qui vieud’zirai pas jholiment mé il a signifié : quanque o s’ra l’moument , thiuré ameune te  aveuc ta robe négue , ton bonyieu et ton saint frusquin , jhe te foutri pas d’hiaure  si ol é d’min-me!

Voéla don soun’ istouére , que les anciens  aviant dèci in peu peurtout :

Thieu cot la , en s’rendant de chasse jhe passions à l’adret dau cimentiére dau Seure . jh’avis le fusiye sus l’épale coume o convint dans in villaghe. Thieu cimentière à in pourteau à deux battants dans n’in porche, sus thieu porche, gossé à mi-me la piarre o s’trouve ine croé des ghens dau bonyieu. Coume jhe passions, in méchant graulâ  a teurché moéyien de feire son apoue sus thielle croé et thielle enghance  enteurpri de nous agoniser de sotises et d’nous feire des croâ croâ  qu’ol en éti des insultations qu’étiant m’en doute pis que pend’. Jh’armi le fusiye , reculi de treize pas et miri  thielle estamelle  d’osiâ négeurzi . Quanque o peuta y sauti tout dret en l’ jhâ et chéyi sus ses pattes, sus  l’oute coûté de la croé  en silant coume in ghoret, au raspect que n’on vous doét . Y fazait vilain  et les outes moquassous se foutiant de ma goule  ! O me metti en peutrasse. « Te vouéla ine oute cartouche ! au prix vour qu’ale sont ! Jhe va t’étriyer le pelaghe, veurmine de tarze à queurva » . O peuta in cot d’mé, les outes étiant copé t’en deux , le groliâ sautiquait d’in couté sus l’oute de la croé  . Y se jhuchi sus le jhâ de thieu crusifiss et dret sus ses pattes, i l’épari les alles coume l’aigle des prussiens . O z’y saiyi dau bet in’ aspèce de remeulon quaziment à la façon dau roumau de la mourine . Jhe voyis deus euils pus négues que le thiu d’ine pouéloune  qui me garochiant des éloises. Thieu roumau se torni en n’in ricassaghe de sorceleu. Marde, y se fout d’moé!!!! et là… jhe peurni  t’ine cheuvrotine !  « Argarde bein thieu l’euil si l’é pas nègue, salopiau !  » Jhe le miri coume o faut, in grand moument, sans trembié, au pien mitant dau jhabot . Savau de c’qui fazi ?… Y se  torni de bout, r’monti la quoue et …Y me …. Y me chia ine beurne !!!   O fazi qu’in pet…..  coume la chaline  …… quanque la piarre a peuté en dix mourciâs.
Y m’avant teutous déci  que j’éti beuillot, qu’ol a jhameis oyut d’oziâ sus la croé, qu’ol fallait s’arracher de là si jhe voulions pas nous ar’trouvé en camisole à l’ésquirole .

Jhe z’ou sais, moé, qu’y s’trouvait bein ithy thieu l’ouziâ, sus thielle croé ,  que jh’étit point fou peurdu et jhe nous sont ensauvés en songheant qu’ol étit in revin. Si ol en éti pas in, raste pus qu’o seyisse l’ôte.  A moué  dont , boune ghens !!! . Beurnençio !!!

 

Ce qui est en dessus est une histoire du père Briton dit aussi Père Lachanson, comme il nous l’a conté un beau soir, dans une veillée des »Troubastrels  » à Jarnac .
Le pére Lachanson n’est plus de ce monde depuis huit ans et je  parie qu’il est atablé au bar du paradis. Il faut savoir que ce père Lachanson a dit, un jour, au curé : Croyez-vous qu’il y a à boire au paradis,
serait-ce  seulement du vin de messe ? Le prêtre lui répondit : du vin de messe et bien mieux encore !
Le mécréant a abandonné à cause de cela, sentant bien qu’il ne vieillirait pas beaucoup plus il a fait savoir : Quand le moment sera arrivé , curé viens avec ta soutane, ton bon dieu  et ton Saint frusquin, je ne te mettrai pas à la porte, si c’est ainsi !

Voici donc son histoire , que d’autres générations ont raconté autrement avant lui :

Cette fois là , en retournant de la chasse, nous passions en face du cimetière du Seure.

J’ avais le fusil sur l’épaule comme il se doit dans in village. Ce cimetière a un portail à deux vantaux, dans un porche. Au-dessus de ce porche, taillée dans la pierre, est dressée la croix des chrétiens. Au moment où nous passions, un infâme corbeau a trouvé le moyen de se poser sur cette croix et cette engeance  se mit en devoir de nous insulter et de nous dire des bêtises avec des croassements  pis que pendre ! J’armais le fusil , reculais de treize pas et visait cette saleté d’oiseau noir.
Quand se fit le pet, il sauta  et retomba sur ses pattes, sur l’autre branche de la croix en criant comme un « goret », (sauf le respect qui vous est dû). Il criait vilainement et les autres ( chasseurs ) se moquaient de moi. Cela me mit en rage :
 » Te voilà une autre cartouche ! au prix où elle sont vendues !! Je vais te peigner les plumes , vermine de « tarde à crever ! » «    Le coup claqua une fois de plus, les autres (chasseurs ) etaient  pliés de rire, le corbeau sautillait d’une branche à l’autre de la croix. Il se percha sur le haut du crucifix et, droit sur ses pattes il étendit ses ailes à la façon de l’aigle Prussien. Il lui sortit du bec une sorte de grognement, presque  le râle de la mort. J’ai vu deux yeux aussi noirs  que le fond d’une poële et qui me
lançaient des éclairs. Ce râle se transforma en in rire satanique de sorcier.  Merde  « sauf le respect » que je vous porte, il se moque de moi !!!!  Et la ….. je pris une chevrotine !!  » Regarde donc mon oeil , s’il est bien noir  (le canon du fusil ), salopard ! «   Je le visais comme il faut , longuement,  sans trembler, en plein centre du poitrail. Savez vous ce qu’il fit? … Il se tourna  d’un demi tour, releva la queue et ….. Il me …. Il me  « chia »  une crotte  !!!! Le fusil ne fit qu’un pet, comme un coup de tonnerre, et ……. la croix de pierre a éclatée en dix morceaux !

Ils m’ont tous dit que j’etais un illuminé , qu’il n’y avait jamais eu d’oiseau sur la croix et qu’il valait mieux partir d’ici au plus vite si nous ne voulions pas être internés avec la camisole de force à Esquirol(*) !
Je le sais bien moi qu’il était là, cet oiseau, sur cette croix et que je n’étais pas fou . Nous nous sommes sauvés en pensant que c’était un fantôme : l’âme d’un mort revenu sur terre . Si cela n’était pas un fantôme, ce ne pourait plus être que … l’autre (le diable ).     A moi alors, bonnes gens … c’est répugnant  !!!

(*)Voir Jean-Étienne Esquirol      

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( 4 juin, 2008 )

Le jardin de Gabriel

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( 1 juin, 2008 )

Le capucin

 

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( 29 mai, 2008 )

Compter les clous !

Je suis venu te voir , tu n’étais pas là , alors j’ai compté les clous !

Sur cette superbe  porte du logis de  » la Courade  » il y a de quoi patienter , ils sont  au nombre approximatif de 450  ( à vérifier ). Le sens de cette vieille expression Française devient limpide . Quelle dommage que la  très vieille dame soit  ainsi soumise aux ravages du temps , mais quel bonheur de la trouver  encore sur son chemin comme une image flétrie des temps anciens  . Chaque fois que je passe près d’elle  je crois  l’entendre :       »Ah , te voila toi , tu te pointe ! « 

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( 21 mai, 2008 )

Le ballet du père Lachanson

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( 4 mai, 2008 )

Ine oié chétie coume in jhar

( 2 mai, 2008 )

Le Milla , quelques recettes

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( 24 avril, 2008 )

Saintonge en Saintonghe

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Quelques images de Saintonge , non pas la province mais le charmant village entre Gondeville et Bassac . Certain ont écrit qu’en amont est le pays d’Angoumois et que l’aval est à la Saintonge . En amont et en aval coule  la Charente et le charme des lieux ne peut pas connaître de frontière . En vignette l’un des superbes porches charentais très ouvragé  et le lavoir fontaine ou la gente batracienne attend, nombreuse d’être changée  en princes. Et pour s’embarquer au fil du flot tranquille , le port de Saintonge ou les gabares , jadis ……..

Thieuques imaghes de Saintonghe, non point le pays mé le l’agralant villaghe qu’o s’trouve enteur Gond’ville et Bassat. Ol en a qu’avant mis en émolés que de ce qu’é en sus le caurant dau fieuve é dans l’ fié d’en Golême et dans le bas , cheu nous ôtes, en Saintonghe ! Thiés l’endrét combein souséyiant por les euils paurai t’y eite ine frontière ? Sus les imaghes d’en bas , in  biâ porche bein ouvraghé et le lavour  qu’é sus la font  et vour que belugheant comb’ de batégails et d’geurneuilles qui demandant qu’a eites bighées por se torner en chérmants jhènes houmes ! Enfin , por se thyitter yisser et baller sus l’éve , le port de Saintonge (ol é pas La Rochelle !) vour que les gabares , dans l’temps …………….

 

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( 14 avril, 2008 )

Boîte aux lettres de mon enfance

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Non ce n’est pas celle de mon petit village du pays bas , mais c’est sa soeur jumelle , plus belle encore !!!! Dans une boite comme celle ci j’ai glissé autrefois, des mots d’amour pour ma dulcinée du moment .  Le facteur à bien du rire  !!

Cette boite , ce coffret , je l’ai trouvé au village de « Barreau « , petit hameau de Saint Hilaire de Villefranche (17) tout  aussi agréable que les habitants qui m’ont  confié de bien intéressantes anecdotes locales. Pour que la vérité soit entière ,  il faut préciser qu’une autre boite,  sur le mur perpendiculaire est, avec sa forme et ses matériaux modernes à la  disposition des usagers de la poste .

Quelle bonne idée d’avoir laisser  en sa niche cette vieille grand mère de boite aux lettres .  J’écrirais un billet doux à l’amourouse de mes dix ans et je reviendrais le glisser en cette boite , peu importe si je ne sais plus ni son nom ni son adresse :   Au vent des souvenirs ce soir  j’ai fait un rêve…… (E P )

Non ; ol é pas thielle là de mon p’tit villaghe dau Pays bas , mé ol é sa bessoune. Dans n’ine boéte de min-me , jh’ai fauré , out’ foés, des  écrivaghes d’amour por ma beune aimée dau moument , le va d’son pied a bein ricassé , m’en doute. Thielle boéte de poste , thieu coffret, jhe l’é découvart dans le villaghe dau « Barreau » in endret de Saint’ylère (17) In endret vour les ghens sont point minprissant et tout pien causant .  M’en avant t’y conté des histoéres dau pays ….. Faut dire qu’ol a ine ote boéte à couté , en feuraille por feire mé d’usaghe …! Thielle boune songheance d’avoére thiyté thielle veuille boéte en son cru ! Jhe ferais encoére in émolé d’amour por la drôlesse de mes dis ans, je le méttri en thielle boéte! qui qu’o peut feire si jhe conneus as’ment pus qui étout qu’al é et vour qu’al se teint :  Au vent des souvenirs , ce soir j’ai fait un rêve…….. Goulebenéze

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