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( 18 juillet, 2012 )

Le Biton , chanson en hommage au grand Simounet’

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LA NINE POULLIGNAC 2012

 

LE BITON  pastiche de la chanson LE FACTEUR

Compositeur : Bradtke Hans

Expression patoise Célestin

 

 Nout’ biton est peurti
de thiés Chérentes tant’ aimées

 Nout’ patoué s’est envolajhé
Qu’étout qui vinra nous l’ conté
En copant o travers des târes
o pien mitant d’la benase de Saint Piâre
Y pataujhe asteur la chenau
enfâgné aveuc l’émit Goule de bot

 Aveuc l’y ine chétie gouélette
thieu l’ oziâ tant aimé , la bianche fouéssette
avour qu’ soun’ âme nous a thiyté
o creux d’ soun’ épale, é v’nu s’appouée.

 Qu’étout qu’y fait l’grand Simounet ?
mais vour qu’y gallope, ou étou dont qu’y l’é ?
A t’y encruch’té aveuc l’y
tout les biâs mots de nout’ biâ pays ?

 Ol’a pus d’treille sus les meisons
peursoune beurdasse les Mornaçons
minme pus d’areugne dare les relojhes.
O raste des mots en nout’ endret
qui savant nous causé de toué
Les entends tu , la vour qu’tu lôjhe ?

 Vour dont étit thieu grand biton
qui nous contait si bin à sa façon
in biâ endret , o creux d’in sonjhe
vour qu’o fieuri le patoué de Saintonjhe ?

 

 

 

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( 1 avril, 2010 )

table 1

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( 27 avril, 2009 )

Ol était in jherdrin

 

Pastiche de la Chanson « Il y avait un jardin » - Paroles et musique de Georges Moustaki

Thieu é ine chanson pour les drôles copés d’sang et d’thiulture des an-nées mondialistes a qui peursoune songhera t’a dire que nou provinces étiant des jherdrins.

Ol était in jherdrin que nout’ pays d’Saintonge
Teurleusant’ au soulail – coume o z’y fazait bon!
Non – ol était point ine istoère ni in songhe
ol était l’ paradis vour viviant nou bitons

Ol était’ in jherdrin de veugnes et pis de biés
et de pianches de luzarne por cacher les’ émours
aveuc dau cresson poussant’ en les fousiés
et des pabous fieuris por miroler nou jhours

Ol était’ in jerdrin qui dounait c’qu’o fallait
le bouére et le mangher por les quates seisons
sous l’ombe des boés oub’ les harbes mouillées
n’ont peuvait’ y teurcher des panais d’moussirons

Ol était in jherdrin vour que jh’étions bin ureux
i l’était conséquent por tout in soulâ de ghens
ol était en thielle beurce qu’aviant néssus nou vieux
et les pères de z’eu pères et tout thiés de z’eu sang

Asteur thieu biâ jherdrin s’ri tout in’ cémentière
vour que s’ront enrochies nous darnieres traditions?
Étou en thieu jherdrin qu’aviant pianté nou péres
Qu ‘ mourinant nou racines jhusqu’à la peurdition ?

 12 Mars 2009

Creative Commons License
ol était in jherdrin by Y Augiron alias Céléstin Beurdassou est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

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( 22 janvier, 2009 )

Le ch’vau Pompon

 

En appuyant sur la flèche de démarrage du Mp3, n’espérez surtout pas  être charmé(es) par une voix de rossignol, même enrouée, là n’est pas l’objet  de cet enregistrement . Il s’agit de la version originale & patoise  « melouné » par l’auteur ! Mais si d’aventure , la nature vous a gâté sur ce qui est de la voix n’ hésitez pas à nous  faire  l’envoi  d’un fichier numérique pour remplacer celui ci:  k-gouille@live.fr   la version patoise est consultable en bas de page.

Traduction : Le cheval Pompon 

 Voici une triste histoire
que les anciens m’ont conté.
Du fond de ma mémoire,
je vais vous en parler
cela se passe en « fins bois »*
au village de Migron*
En saintonge bien aimée
au pays des Bitons*

Quand il est arrivé , il me semble
que les chais étaient emplis
de cette si bonne goutte*
que fabriquent nos raisins
Au premières lueurs de l’aube,
dans la vigne « du seure »*
pour tracter la charrue,
il mettait tout son coeur

Et au moment des vendanges,
transportant , bien heureux,
les cuves de ce bon vin ,
Il donnait le meilleur de lui
Du Pays des malveillants,
le phylloxéra est arrivé
La vigne en a pourrît
le pays fut ruiné

Inutile dans les ronciers,
trébuchant sur les ceps mort
il n’avait en ce monde
plus guère de travail.
Désertant le pays,
poursuivi par la misère
les gens avaient abandonné
les vignes  familiales

Malheureux comme une pierre,
accablé de chagrin
il s’est laissé mourir
tout seul au petit matin.
quand ses yeux se sont clos
ils ont enfermé une grosse larme
Il laboure maintenant
les vignes du Seigneur*

Cette chansonnette des jours anciens
Vous a raconté sans façon
l’histoire d’une bête d’amour
l’histoire du cheval Pompon

C Beurdassou , enregistrement d’antériorité 21/01/2009

Cette chansounette é  por thielle jhéne drôlesse qu’é Mme crout’chef , qu’o la fasse point beulé al qu’a de si biâ sourires !

 *Goutte :  Eau de vie de Cognac en période de vieillissement, de la sortie de l’alambic  jusqu’aux premières colorations.
*Fins bois (les): L’une des différentes Aires d’Appellation au sein de la Région Délimitée Cognac, définie par un decret du 13/01/1938  voir
*Migron: Commune de charente Maritime  voir
* Bitons: Suivant G Grégor dans « 3 moutons noirs de Saintonge »: Garçons adultes en pleine forme physique . Un biton célèbre du barde Goulebenéze est  » défint Chagnut’ , natif justement de Migron .

* Le seure : Commune proche de Migron dont les habitants sont les « Seurois, Seuroises ». Dans le texte désigne une parcelle de vigne située sur cette commune.
* Vigne du seigneur: Évocation d’une ivresse de l’au delà , aucun rapport avec le film de Fernandel , mais l’idée poétique d’un paradis des vignerons . Les Saintongeais en ont inventé  un à leur propre usage , alors un autre pour les vignerons Saintongeais ?

Le ch'vau Pompon dans K . Gouille doclechvaupompondoc.doc                                             cdrbouton.gif
le ch’vau Pompon by Celestin Beurdassou est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

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( 7 janvier, 2009 )

Le Saintongeais, patois ou parlange ?

N d wm : En ce  billet, certains personnages sont cités par l’auteur. Mais les propos d’un auteur n’engagent que lui - même s’ils ont toute ma sympathie – et il ne sera pas donné de droit de réponse à ce billet, sur ce blog. Seul l’auteur sera en mesure d’étudier et de donner suite à des demandes en ce sens .

                                  Le chapeau de Goulebenèze revenu pour saluer les Saintongeais [ cliquez ici ]

Lorsque la rédactrice en chef de « Xaintonge » s’est lancée, en mai 2003, dans son « grand » lexique dont on ne voit pas la fin, elle utilisait, indifféremment, les mots parlange, jabrail ou patois : « un parlange qui s’oublie, et la langue française s’appauvrit » écrivait-elle dans son deuxième livret. C’est alors qu’un de ses amis en qui elle a toute confiance lui fit remarquer que « parlange » était utilisé par les Poitevins mais pas par les Saintongeais. Parlange un mot poitevin ? Quelle horreur ! Il faut le proscrire de notre vocabulaire ! Et de tenter d’expliquer sans état d’âme, dans son sixième livret, pourquoi elle n’utiliserait plus ce mot abominable !

En réalité, le mot parlange est autant saintongeais que poitevin, et je suis persuadé qu’il est utilisé dans d’autres régions de France. Mais jusqu’à ces dernières années son emploi était peu fréquent. En feuilletant l’hebdomadaire « Le Piron », créé par Goulebenéze et Gaëtan Savary en 1921, on le trouve de temps en temps sous la plume de certains collaborateurs du journal. Lexis Chabouessa écrivait par exemple, à propos de Goulebenéze : « … ce naturel qu’il possède au plus haut degré … par sa connaissance approfondie du parlange de chez nous … ». Mais c’est le mot « patois » qui était le plus souvent utilisé par Tintin Birollet, Mathurin des Palennes, Bric-à-brac et les autres. Le Piron s’intitulait d’ailleurs : « Journal satirique, humoristique, et en patois des Charentes ».

Le parlange a été tiré de l’oubli récemment par les tenants du poitevin-saintoingeais, pour être un symbole de langage unique entre Loire et Gironde, faisant fi de nos différences. Le poitevin-saintongeais, ou plutôt poetevin-séntunjhaes, vous connaissez ? Non ? Voici un exemple : « Le poetevin-séntunjhaes ét de l’aeràie daus parlanjhes d’oéll, mé le cote l’aeràie de çhélés d’o ». Vous n’avez rien compris ? Rassurez-vous, moi non plus. Vous imaginez, si « le Subiet » avait été baptisé jhôrnau en parlanjhe des Chérentes et dau Poétou, avec des textes écrits de cette façon ? Nos anciens, Barthélemy Gautier, le Docteur Jean et Goulebenéze écrivaient pour être compris par tous, n’est-ce pas le plus important ? N’oublions pas que le patois (ou parlange) est une langue orale.

Mon ami Éric Nowak, pour lequel j’ai beaucoup d’estime (il a écrit quelques pages de qualité sur la langue de Goulebenéze dans notre ouvrage « Goulebenéze le charentais par excellence »), tente actuellement de promouvoir le mot « parlange ». C’est son droit. Éric est encore très marqué par sa culture poitevine-saintongeaise. Mais était-il nécessaire de prendre comme référence mon grand-père Goulebenéze, pour justifier l’utilisation de ce mot par des Saintongeais ? Comme s’il avait besoin de la caution morale de Goulebenéze. En réalité, parmi les 400 textes du grand Saintongeais que nous avons rassemblés, une seule fois le mot « parlange » a été utilisé sous sa plume, de façon anecdotique, dans un monologue de chansonnier daté de 1921 relatif à la pénurie de tabac : Point d’ tabat !. Comme il en avait l’habitude, il reprit et corrigea son texte en 1941, pour l’adapter aux circonstances, et remplaça le mot « parlange » par « langage ». Pour quelle raison, je l’ignore, mais cela n’a pas d’importance.

Pour ma part, je trouve le mot « parlange » trop pompeux pour définir un langage attaché à la terre et aux paysans, et je reste favorable au « patois ». Certains « intellectuels » trouvent le mot « patois » vulgaire ce qui, paradoxalement, conforte mon opinion. Goulebenéze avait une très belle expression : le langage des vieux pères.

Mais qu’importe. Patois, parlange ou autre, l’essentiel est ce qu’il y a derrière ces mots, la façon d’écrire, de parler, de défendre notre culture. Le reste est une affaire de linguistes. Et les linguistes m’ennuient profondément, dans la mesure où leurs discussions ne concernent que des « pinaillages » qui n’intéressent personne (sauf peut-être eux-mêmes), et où ils ne sont jamais d’accord entre eux.

Mais je m’aperçois que je fais comme eux, je me suis lancé dans une discussion stérile qui ne mène nulle part. Serais-je devenu ennuyeux, moi aussi ? Nos anciens ne se posaient pas toutes ces questions, et ils avaient raison.

Bon, j’arrête. Et ceux qui ne sont pas d’accord avec moi, je les invite à venir en discuter. V’nez donc ! Jh’ai teurjhou ine bouteille de pineau au frais. Jh’ai minme ine bouteille d’égail boisé que thieu grand chéti de Cadet Rabistoque m’a dounée in jhôr vour qu’il était de boune humeur (ol arrive point trop souvent). In câlin, in boun-t-à reun, qu’a jhamais v’lu me douner soun arcette ! Mais coume ol est in biton dau Pays-bas saintongheais, là vour que mon grand-père Goulebenéze est néssu, jhe li pardoune. V’nez donc,  jhe peux vous acertainer qu’amprès cinq ou six varres, jhe causerons teurtous en patoués, et point en parlanjhe …

Pierre Péronneau

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